Aube Conseil

Conseil en Stratégie et Management


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Transformer des organisations, c’est aussi accompagner dans le changement tous ceux qui y contribueront : mobilisation générale !

Vous rappelez-vous de la dernière transformation de votre entreprise ? Certainement très bien, car elle doit être récente ! De nouveaux axes stratégiques ? Une nouvelle organisation ? Une fusion ? Un recentrage sur l’innovation ? Un projet de développement de la culture client ?  Le monde change, et les transformations dans les entreprises sont naturellement de plus en plus en fréquentes.

Mais transformer des organisations, c’est aussi accompagner dans le changement tous ceux qui y contribueront, depuis l’équipe dirigeante, jusqu’à chacun des collaborateurs, quelque soit sa position dans l’entreprise. Mobilisation générale… l’expression est trouvée !

mobilisation

 

Une mobilisation qui, pour chaque collaborateur, se nourrit aussi bien de la compréhension de son rôle dans l’organisation (le sens) que de la vie quotidienne avec son manager direct (la motivation).

Prenons l’exemple d’une ouvrière dans une entreprise reconnue pour la qualité de ses ensembles de lingerie : lorsque cette ouvrière prend une paire de ciseaux pour couper un fil qui dépasse, elle comprend clairement sa contribution à la qualité du produit final. Elle sait que la cliente qui l’achètera appréciera le fait qu’il n’y ait pas ce fil, et comprend que cela aidera à la rendre plus fidèle à la marque. Un tout autre exemple : un responsable d’étude dans une grande banque française, qui avec son équipe, a la preuve régulière que ses analyses contribuent à adapter l’offre de produits d’épargne, contribuant ainsi à ouvrir de nouveaux marchés, et à solidifier la performance future de l’institution. Cette ouvrière, tout comme ce responsable d’étude, ont besoin de trouver ce sens pour avoir quotidiennement cette énergie positive au service de l’entreprise. Et c’est malheureusement sur cet axe du sens donné que les entreprises ont aujourd’hui le plus de difficultés, partout dans le monde, et particulièrement en période de transformation.

Mais la mobilisation ne tient pas qu’a ce sens donné (ou non !) : elle s’appuie aussi sur le niveau de responsabilisation et de considération donné par le management… et sur ce point, les facteurs de mobilisation sont clairement différents suivant les pays et les cultures. Par exemple, en Inde, les collaborateurs sont surtout mobilisés par l’intérêt du travail réalisé et par les opportunités de développement professionnel. En Russie, les facteurs de mobilisation tournent plus autour de l’équilibre travail-famille, de la courtoisie et du respect, ce qui se traduit par un sens du résultat moins élevé, mais aussi par un niveau de mobilisation global supérieur a celui de l’Angleterre, du Japon et de la France ! A l’inverse, le facteur de mobilisation le plus important au Japon est la reconnaissance des performances supérieures, ce qui vient confirmer l’image d’engagement « extrême » des japonais pour leur entreprise. Un dernier exemple: celui de la Suède, considéré souvent comme un modèle sur les aspects économiques et sociaux. Bien loin du Japon, les « moteurs » de mobilisation des suédois se retrouvent dans le sentiment d’accomplissement personnel, dans les opportunités de développement et dans la relation client… mais ils trouvent aujourd’hui que leurs managers ne les accompagnent pas suffisamment dans le développement de leur plein potentiel de performance. L’idéal n’existe pas !

Toute la question est donc, pour une entreprise en transformation, d’identifier ces « moteurs » de mobilisation, qui varient d’un pays à l’autre, d’une culture a l’autre… mais aussi d’une entreprise à l’autre, et d’un département à l’autre ! Bonne nouvelle : la mobilisation se mesure ! Alors, à vous de jouer, et… Mobilisation Générale !

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